Comment chercher un caractère chinois que vous ne pouvez pas taper
Vous lisez un menu, un panneau ou une page de roman, et un caractère vous bloque. Impossible de le taper puisque vous ignorez comment il se lit. Voici cinq chemins, classés par rapidité à vous donner une réponse.
Tout apprenant se heurte tôt à ce mur. Vous voyez la forme du caractère. Vous n’avez aucune idée de sa prononciation. Et tous vos dictionnaires vous demandent de saisir du pinyin.
C’est la raison la plus fréquente pour laquelle on abandonne la lecture du chinois réel avant d’y être prêt. Cela vaut la peine d’être résolu correctement, car il existe au moins cinq contournements, et la plupart des apprenants n’en connaissent qu’un.
1. Le dessiner : saisie manuscrite
Si vous voyez le caractère, vous pouvez généralement le dessiner. La reconnaissance d’écriture est discrètement devenue la voie la plus rapide pour la majorité des recherches, et elle fonctionne même avec un ordre de traits erroné.
Deux choses la rendent plus efficace :
- Dessinez grand et lentement. Les moteurs de reconnaissance se fondent sur la direction des traits et les proportions approximatives, pas sur la propreté. Un grand gribouillage posé vaut mieux qu’un petit tracé appliqué.
- Approchez le bon nombre de traits. Si vous fusionnez deux traits en un, la liste de candidats se décale. L’ordre des traits n’a pas besoin d’être parfait, leur nombre si, à peu près.
Le moteur renvoie d’ordinaire une courte liste plutôt qu’une réponse unique. Parcourez-la. Le caractère recherché figure généralement dans les quatre premiers.
2. Viser avec l’appareil photo : OCR
Pour du texte imprimé, la reconnaissance optique bat le dessin à tous les coups. C’est l’outil adapté pour un menu, une étiquette, une page de livre ou une capture d’écran.
L’OCR peine dans trois situations précises, et le savoir évite bien des agacements :
- Écriture manuscrite ou très stylisée. Calligraphie, logos et enseignes décoratives échouent souvent.
- Faible contraste ou angle. Photographiez de face, le texte remplissant le cadre.
- Caractères traditionnels alors que l’outil attend du simplifié. Vérifiez ce qu’il prend en charge avant de vous accuser.
3. Chercher par clé
C’est la méthode traditionnelle, et elle reste la plus fiable quand les deux autres échouent. Tout caractère chinois contient une clé, un composant que les dictionnaires utilisent pour classer. Il y en a 214 dans le système Kangxi, qui organise les dictionnaires chinois depuis 1716.
La méthode :
- Repérez la clé dans le caractère. Souvent à gauche, parfois en haut, occasionnellement enveloppant l’ensemble.
- Comptez ses traits et trouvez-la dans l’index des clés.
- Comptez les traits restants du caractère.
- Trouvez votre caractère dans cette liste.
Cela semble lent, et les dix premières fois ça l’est. Mais les clés portent du sens, et les apprendre rapporte des intérêts composés. Un caractère avec la clé de l’eau parle très probablement de liquide. Un caractère avec la clé du cœur touche souvent à l’émotion ou à la pensée. Vous commencez à deviner les sens avant de savoir lire.
Même en n’apprenant que 30 clés, vous reconnaîtrez un composant dans la grande majorité des caractères rencontrés. C’est l’un des investissements les plus rentables pour un débutant.
4. Deviner le composant phonétique
La plupart des caractères chinois sont des composés phono-sémantiques : une partie suggère le sens, l’autre le son. Une fois quelques centaines de caractères connus, vous devinez souvent une lecture assez juste pour la taper.
Prenez un caractère contenant 青 (qīng). Un grand nombre de caractères bâtis dessus se lisent qing ou jing : 清, 请, 情, 晴, 精. L’indice n’est pas assez fiable pour un examen, mais largement suffisant pour entrer dans un dictionnaire.
C’est une compétence qui grandit avec vous. Au début elle échoue souvent. Au niveau intermédiaire elle devient votre méthode la plus rapide, car taper va plus vite que dessiner.
5. Chercher par ce qui l’entoure
La méthode la plus sous-estimée. Si vous savez lire les caractères voisins de celui qui vous bloque, cherchez-les eux.
Le chinois regorge de mots de deux caractères. Si vous lisez le second caractère d’un composé et le cherchez, l’entrée du dictionnaire liste souvent le mot entier, y compris le caractère qui vous bloquait. Lire la phrase autour d’un trou le comble fréquemment.
Laquelle choisir
| Situation | Meilleure méthode |
|---|---|
| Texte imprimé, téléphone en main | OCR |
| Caractère à l’écran non sélectionnable | Écriture manuscrite |
| Vous reconnaissez une partie du caractère | Deviner le phonétique, puis la clé |
| Rien ne vous dit quoi que ce soit | Recherche par clé |
| Il fait partie d’un mot à moitié connu | Chercher le voisin |
Arrêtez de changer d’application
Le vrai coût est rarement la recherche elle-même. C’est le changement de contexte : quitter le texte, ouvrir le dictionnaire, choisir un mode de saisie, revenir, et avoir perdu le fil de la phrase.
C’est pourquoi nous avons conçu la recherche de KoiSpeak pour accepter tout ce qu’on lui lance. Tapez en vietnamien, en pinyin, en caractères, dessinez ou visez avec l’appareil photo : elle déduit ce que vous vouliez au lieu de vous demander d’abord de choisir un mode. C’est la recherche qui doit disparaître, pas la lecture.
Quel que soit l’outil, le principe tient : moins il y a de décisions entre vous et la réponse, plus vous lirez réellement.